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Immobilier : tour de passe-passe autour des affichettes
Faut pas prendre les journalistes pour des canards sauvages, aurait pu dire Audiard. Ni pour des accélérateurs de décision à l’insu de leur plein gré...

  C’est la grogne chez les agents immobiliers niçois: toutes organisations et enseignes confondues, ils protestent contre la limitation des panneaux «à vendre» ou «à louer» dans notre bonne ville de Nice. «ça nous est tombé sur la tête», souligne, contrarié en diable, Pierre Laurent, patron de la FNAIM départementale. «La semaine dernière, nous avons reçu un courrier du maire pour nous signifier la mise en place d’un nouveau règlement municipal. Une réglementation inapplicable, qui nous impose des emplacements incongrus pour la pose de nos panneaux.» Et de mettre en avant le rôle social de la profession : «notre job, notre devoir, c’est de loger les gens, et particulièrement les actifs. Nous participons au Pacte Foncier, au Guide du logement de la CCI, à l’Observatoire Immobilier Habitat… D’un côté, on nous sollicite pour travailler, de l’autre, on nous poignarde dans le dos.» Et de rappeler que le conflit des «panonceaux» n’est pas nouveau, et qu’en d’autres temps, Honoré Bailet avait reculé. «Nous sommes plus que contrariés. Ce que je demande au maire de Nice, c’est de nous recevoir.» Et Bernard Delaunay, représentant l’UNIS (Union des Syndicats de l'immobilier), enfonce le clou : «ce n’est pas un débat corporatiste, c’est le droit à l’accès à l’information qui est bafoué.» Jacques Agid, président d’ORPI, prend le relais : «Quand on voit les panneaux de la municipalité ou les palissades des promoteurs, on se demande… Les panonceaux sont une indication forte pour les potentiels acquéreurs. On est en sortie de crise, ce n’est pas le moment pour prendre de telles mesures.» Car la réglementation serait applicable dès le 14 juin, sans pour autant que nos professionnels aient une information claire sur les risques encourus. Vexés, bafoués, seuls… Un millier d’affichettes temporaires aura mis le feu aux poudres. Et la presse quitte vers 15h30 un microcosme immobilier à bout de nerfs.

17 heures, place Masséna, des caméras, un ministre… Le journaliste curieux et ignorant s’approche. Pour apprendre que dans l’intermède, la délégation immobilière a été longuement reçue par le maire de Nice. Et qu’ils sont tombés sur un accord : non aux panneaux «vendu par», assimilés à de la pure publicité, et des périmètres d’interdiction dans les quartiers les plus emblématiques, Prom’, Port, Carré d’Or, places Garibaldi et Masséna… Une réunion qui, selon Christian Estrosi, était prévue depuis la matinée. Joint au téléphone pour un ultime débriefing, Pierre Laurent se montre moins véhément. Et souligne l’effort de Christian Estrosi. Un groupe de travail a été créé et devra rendre copie en septembre. Reste une question : qui a été le dindon de la farce, en cette belle journée de travail ?

Isabelle Auzias

(Tribune Bulletin Cöte d'Azur - Edition du 11 juin 2010)


Sur la photo :

Stéphane Gastaldy, Pierre Laurent, Bernard Delaunay : l'immobilier est en colère...

 
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