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L’Allemagne, ou l’excellence industrialo-commerciale
Face à l’hystérie dépensière et à l’assistance étatique à la française, l’Allemagne est solidaire, appliquée, tenace, innovante, économe. Normal qu’elle gagne...

Régis Wallet Opportun, ce petit-déjeuner organisé par la Fondation Sophia-Antipolis pour donner à connaître «les clefs du marché allemand» aux PME, afin d’y pénétrer et pour y voir plus clair après les déclarations récentes et déplacées de Christine Lagarde. Le Ministre des Finances a reproché à nos voisins et cousins de trop exporter et de ne pas assez consommer. En d’autres termes, et c’est ce que lui a répondu Angela, d’être meilleurs que nous, qui perdons de la richesse (-43Md€ de déficit en 2009 pour notre balance commerciale), quand elle en gagne (+136Md€ d’excédent pour la sienne), l’exportation représentant 45% de son PIB contre 23% en France.

Missionné par Stratégie et Action pour l’Allemagne, filiale de la Chambre de commerce française en Allemagne basée à Sarrebrück pour conseiller nos entreprises dans leur démarche d’implantation outre-Rhin, Régis Wallet a commencé par expliquer comment le pays était devenu, selon les années, champion ou vice-champion du monde. A la base, un consensus social fort par tous temps, un attachement viscéral à l’outil industriel (6,5 millions d’emplois contre 3 millions en France), quand nos capitaines d’industrie ergotaient sur «l’industrie virtuelle» et une utilisation de l’hinterland culturel germanique pour une délocalisation intelligente. Alors que l’hinterland francophone est source d’une immigration sous-qualifiée pesant sur nos coûts sociaux (mais incorrect de le dire), donc sur les charges de nos entreprises. Là-aussi, différentiel effrayant : 52,6% de dépenses publiques en pourcentage du PIB d’un côté, contre 43,9% de l’autre en 2008. 45% de charges patronales pour l’un et 23% pour l’autre, un impôt sur les sociétés à 33,3% au lieu de 15%…

Moins alourdies par les charges, estimées par la population, les PME peuvent investir davantage (20Md$ en plus en 2007), surtout en R&D (3 à 4 fois plus de brevets déposés qu’en France), devenir incontournables dans leurs niches mono-produit plutôt que sur des gammes trop étendues en France (la valeur ajoutée compensant le coût de la main d’œuvre indigène). Elles peuvent donc vendre plus cher à l’étranger (80% de l’export proviennent de ces PME) sans être «cofacées» (8% d’entre elles affichant moins de 50M€ de chiffre d’affaires sont implantées à l’étranger, contre 2% côté français).

Résultat sanction : 16.448 entreprises de 100 à 200 salariés en Allemagne contre 7.773 en France, et 8.817 de 201 à 500 postes pour 4.289 chez nous. Un tel marché est largement ouvert, contrairement à la rumeur. Mais il est forcément exigeant envers les fournisseurs. Réussir en Allemagne est donc toujours une référence de qualité totale.

http://www.strategie-action.com

Jacques Bruyas

(Tribune Bulletin Côte d'Azur- Edition du 7 mai 2010)


Sur la photo :

Régis Wallet décrivant les atouts du système allemand : l’inverse de la France, qui depuis 1975 a confisqué l’épargne nationale pour financer la dette publique et a ruiné ses PME.

 
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