Trophée
Sophia
Entreprises
 

Colexon, Gemalto, Lundbeck et Intel sont remarquables
Quelles raisons ont poussé une trentaine d’entreprises, dont une allemande, une hollandaise, une danoise et une américaine, à s’installer sur nos terres ?

  La Côte d’Azur surmonte les crises. N’était l’absence d’Eric Ciotti, la remise des «trophées de l’implantation» attribués à une sélection exemplaire d’entreprises et organisés par Team Côte d’Azur n’a pas été perturbée par l’irruption volcanique islandaise, ni par le bruit de l’aéroport tournant il est vrai au ralenti : les grands patrons (sauf un Niçois) avaient laissé la vedette aux «locaux». Amorti aussi, le choc des subprimes sur notre économie. En 2009 les investissements d’entreprises extérieures nous ont encore bien classés dans les statistiques régionales et nationales, avec 28 décisions d’investissement pour 116 M€ étalés en trois ans et la création de 625 emplois. Preuve que nos capacités d’attraction jouent encore un rôle, bien qu’elles aient changé de nature. Les décisions prises par les états-majors extérieurs se fondent sur des paramètres qui n’existaient pas voici 30, 15 ou même 3 ans. Prenons Colexon, qui conçoit et installe des systèmes photovoltaïques produisant de l’électricité pour les exploiter ou les revendre : la société termine l’équipement d’un terrain de 1,8 hectare à Sainte-Maxime. Personne ne niera que la venue à l’Arénas de sa filiale française (appelée à recruter une poignée de techniciens d’ici début 2011) n’ait pas de rapport avec l’élan donné depuis peu à la production d’énergie solaire en PACA, ainsi qu’aux non moins récentes ambitions de la plaine du Var de devenir une «référence mondiale» dans les technologies vertes. Tout autre est le cas du pharmacien Lundbeck qui, ayant réussi à maîtriser ses coûts de production, préfère éviter de sous-traiter en rachetant son fournisseur Elaïapharm pour lui permettre d’abaisser encore son seuil de marges, moyennant une modernisation des chaînes de fabrication.

Avec Gemalto et Intel, nous ne sommes plus dans l’extension du périmètre de commercialisation ou le rachat d’unité de production, mais dans la récupération de matière grise en déshérence. Au bout de 30 ans d’agglutination, le pôle de Sophia-Antipolis et ses alentours représentent en technologies de l’information un volume de plusieurs milliers d’ingénieurs, souvent étrangers et très pointus. Ne voulant plus quitter les lieux, cette masse critique a un fort pouvoir d’attraction et peut basculer de-ci de-là, au gré des fermetures, restructurations, essaimages ou rachats, facilitant en même temps une fluidité de ce marché de compétences en corrélation avec les évolutions des vagues technologiques : télécommunications, téléphonie mobile, sans contact… Une des richesses de notre territoire, qui doit bien peu aux pouvoirs publics.

Jacques Bruyas

(Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 23 avril 2010)


Sur la photo : Thierry Cammal, directeur UMG (Ultra Mobility Group) France – INTEL, Dominique Brulé, directeur du site à Sophia Antipolis – GEMALTO, Florence Lamare, COLEXON France et Bo Hilligsoe, directeur général de Lundbeck/Elaiapharm et vice-président produits finis Groupe Lundbeck.

 
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