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Hôtellerie
Crise
 

Annus horibilis pour l'hôtellerie 4 et 5 étoiles
Hugues Desgranges (Deloitte Côte d'Azur à Cannes) analyse les statistiques de la fréquentation hôtelière pour 2009 et les perspectives pour 2010. Son panel statistique repose sur 40 % des chambres disponibles sur la Côte.

A Cannes, l'hôtellerie de luxe a un peu moins souffert qu'ailleurs en 2009. Mais affiche quand même un taux de recul de 18%.

Pour 2009, la ville de Nice a souffert de son image et des difficultés du marché affaires. Elle affiche l'un des plus forts reculs en France sur les catégories 4 et 3 étoiles. On constate un fort tassement de la clientèle anglo-saxonne et russe. Les restrictions budgétaires dans les entreprises se sont clairement traduites par une diminution des déplacements affaires, mais aussi en salons et séminaires. Pour Hugues Desgranges, "nous assistons à un atterrissage de la chute, mais la croissance dans l'hôtellerie 3 et 4 étoiles ne sera ressentie qu'à partir du 3ème trimestre". Explications.

Votre rapport sur l'état de l'activité hôtelière au plan national peut-il être décliné localement ?

Hugues Desgranges : "Absolument. En catégorie 4 étoiles, qui regroupe la grande majorité des établissements sur la Côte d'Azur et Monaco, on observe que l'indicateur de tendance (taux d'occupation et revenu par chambre) s'affiche pour 2009 en chute de 22 % à Monaco. Et de -20 % à Nice ou -18 % à Cannes. Je rappelle qu'au plan national, et pour cette catégorie, le taux de recul est également de 20%. La faute en est principalement au reflux de la clientèle internationale. Pour la catégorie 3 étoiles, et toujours sur la Côte d'Azur, le recul est de 10 %, comparable au niveau national. Même taux pour les 2 étoiles, même si cette catégorie est moins représentée."

 
 

Comment a évolué la crise ?

H.G. : "On constate que la baisse a débuté dès juillet 2008, et s'est poursuivie jusqu'à juillet 2009. Ensuite, les chiffres de recul se sont effrités. Et depuis décembre, on assiste à une inversion de la courbe avec un recul qui n'était plus que de 11 % en novembre et 10 à 9 % en décembre. Pour 2010 et sur la catégorie 4 et 5 étoiles, on prévoit une très légère reprise entre 0,5 et 1 %."

Quelles solutions préconisez-vous ?

H.G. : "Il faut renforcer l'attractivité du territoire Côte d'Azur en continuant à engager des opérations de promotion à l'étranger. Il faut nous vendre comme une marque, et non seulement à l'étranger mais aussi en France. Cette politique nécessite de fédérer l'ensemble des acteurs publics et privés du territoire. Un peu comme l'a fait, avec une belle réussite, Barcelone. Car dans le tourisme, rien n'est jamais acquis. Il faut constamment renouveler les opérations et la Côte d'azur à ce titre n'est pas une région à part. Autre point important : la nécessaire adaptation de la capacité hôtelière azuréenne, afin de répondre aux organisateurs du tourisme d'affaires et de congrès. Il s'agit de gagner puis de fidéliser les grandes manifestations professionnelles qui font vivre l'hôtellerie sur la Côte d'Azur en période d'hiver."

Propos recueillis par Michel Bovas

 
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