Cannes
Palais des Festivals
Certification ISO
 

Palais vert pour planète bleue

Le Palais des Festivals s’octroie une triple certification unique en Europe.

Tapis vert de rigueur pour la photo de famille de la SEMEC.
ISO 9001 pour le management et la qualité, ISO 14001 pour une bonne gestion environnementale, OHSAS 18001 pour la sécurité des hommes et des biens à bord du grand paquebot cannois : trois références mondialement reconnues, mieux, un vrai –et pour l’heure unique dans tout l’hémisphère nord- engagement en faveur de l’excellence durable. Et ce n’est pas anodin côté compétitivité, comme l’a rappelé l’équipe du bureau Véritas venu auditer, conseiller et labelliser le palais au terme d’une grande année d’effort collectif, tous services confondus. C’est donc en grande pompe, et avec photo-souvenir sur les marches, tapis vert de rigueur, que l’événement fut fêté la semaine dernière, en présence d’un grand nombre de «Semeciens» impliqués dans la démarche, et donc dans la victoire finale. Car si l’objectif est clairement positionné vers les organisateurs de congrès, touchés dans leur fibre qualité par les atouts du Bunker, la triple certification se veut aussi «un outil de pilotage qui permet de fédérer les troupes en interne» pour David Lisnard, président des lieux. «Et ce n’est qu’une étape, qui va nous apporter un réel bonus concurrentiel. Une capacité à s’inscrire dans la durée, la fiabilité, la responsabilité. La notoriété en sus.» Et David Lisnard va plus loin : «lorsqu’on fait gagner le Palais, on fait gagner la SEMEC, ses clients, mais aussi toute la destination Cannes.

 

C’est Cannes, la ville à taille humaine, qui gagne devant les plus grandes métropoles…» Résultats à l’appui : en chiffre d’affaires, le palais des congrès de Paris toise les 44 M€, Cannes 38 M€, Lyon 39 M€. Loin derrière, les grandes concurrentes régionales, Marseille (14 M€) et Nice (10 M€). «Cannes et son Palais continuent plus que jamais à relever le défi incontournable de la mondialisation et des nouvelles attentes des clients internationaux», souligne Martine Giuliani, directeur général de la SEMEC, qui emploie aujourd’hui 250 salariés à temps plein pour l’accueil de quelque 300.000 congressistes par an «Ne pas être offensif, volontariste et imaginatif, ce serait se condamner au déclin.» Offensif et volontariste, il faudra le rester : la triple certification n’est jamais acquise, et le couperet de Véritas tombera désormais régulièrement.

Isabelle Auzias

(Tribune Bulletin Côte d'Azur – Edition du 5 mars 2010)