Immobilier
Observatoire Côte d’Azur
 

Fin de crise pour l’immobilier d’entreprise ?

Avis partagés lors du dernier point de l’Observatoire Côte d’Azur dédié. Et opinions bien tranchées des professionnels en présence.

Thierry Martin se réclame «d’un optimisme raisonné.»
Une offre de bureaux qui reste stable sur les 12 derniers mois, mais un volume des transactions en sensible chute (-15% pour 41.000 m√ placés), soit son niveau le plus bas pour la décennie précédente

Si Nice s’en sort mieux, avec 42% de ces transactions boostées par la demande publique (communauté urbaine en tête), Sophia n’enregistre que 29% des opérations 2009. Côté locaux d’activités, l’offre à 12 mois, sans évolution significative, est estimée à 81.000 m√ (+3% par rapport à 2008) pour moitié sur le secteur littoral ouest. «Une année difficile» pour Jean-Marie Ebel, président de l’Observatoire, «une attitude trop timide des banquiers et un déséquilibre entre biens neufs et de seconde main qui s’est confirmé»: d’où un redouté effet de ciseaux entre l’offre et la demande pour 2011-2012. «Et je ne suis pas très optimiste. Cette année déjà des acquisitions et même des locations n’ont pas été concrétisées faute d’offre correspondante.» En ligne de mire : l’accession de petites surfaces, rendue difficile par des promoteurs qui préfèrent louer ou céder le bien dans sa globalité. Thierry Martin, lui, défend sa paroisse : l’OIN, «et la capacité pour un territoire à se rendre désirable, à retrouver ses fondamentaux d’attractivité.» La magie azuréenne, bien recadrée, demeurerait crédible, dans un contexte très écologique, «avec une vraie stratégie sur le développement endogène, une priorité dans les cinq ans à venir.» Et de soutenir que la maîtrise foncière avance du côté de la plaine du Var, ce dont beaucoup de chefs d’entreprise doutent encore… CARI en a fait la douloureuse expérience.

Isabelle Auzias

(Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 22 janvier 2010)