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Sophia
 

Quand la technopole forme ses futures troupes

Sophia n’attendra pas son campus STIC pour s'occuper des jeunes générations : une école d’un nouveau genre est prête à y ouvrir ses portes, mi-réelles mi-virtuelles, dès la rentrée prochaine.

Jean-François Carrasco
Il s’appelle Institut européen de l’intelligence digitale, et s’attaque à un créneau d’avenir, bien en phase avec les ambitions d’une technopole recentrée sur les télécommunications et technologies affiliées.

Il se bâtit dès aujourd’hui au rez-de-chaussée des célèbres Algorithmes sophipolitains, sur plus d’un millier de m√, pour accueillir, en une promo d’essai, une trentaine d’étudiants en formation bachelor et une première section de 3ème année (DUT, master). Leur mission: devenir les développeurs et ingénieurs informatiques de demain, avec toutes les cartes et atouts en main. Au cœur même d’un bassin d’emploi éminemment sensibilisé. «Une aspiration vers le haut, une inscription forte dans la réalité, dans une logique industrielle» pour Jean-François Carrasco, qui dirige la section «recherche» du futur Institut, ce que l’on appelle les «labos» : un costume taillé sur mesure pour cet aguerri chaînon entre public et privé, entre université et entreprises, vice-président de Sophia Start Up et du Conseil de développement de Sophia-Antipolis, qui croit en cette nouvelle aventure humaine. «Nous arrivons sur un territoire déjà ensemencé, avec des acteurs historiques, et un soutien de poids, celui de Telecom Valley et de ses prestigieux adhérents. Nous voulons proposer un discours différent, une formation différente, avec de vraies passerelles vers le monde de l’entreprise.» Ainsi, l’école sera ouverte 24h/24 à ses étudiants, qui pourront aussi suivre leurs cours à distance, chez eux, sur leur lieu de travail ou de stage. Le campus se déplace avec l’étudiant, ouvert, immédiat. Et les intervenants sont démultipliables à l’infini, quels que soient leurs respectifs ports d’attache, universités étrangères ou grands groupes. Les collectivités (CASA, Nice Côte d’Azur, Conseil général) se sont très vite impliquées, et l’Institut, par son originalité et sa spécificité (en particulier dans le domaine de la réalité augmentée), n’entre pas en concurrence brutale avec d’autres établissements, actuels ou futurs. Petit plus côté étudiants : des certificats professionnels reconnus en sus de l’obtention d’un diplôme, pour une entrée facilitée dans le monde du travail. L’IEID est en ordre de marche, et a dépassé sa phase virtuelle.

Isabelle Auzias

(Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 8 janvier 2010)