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Coup frein sur les réseaux mobiles nouvelle génération ?

Telecom Valley, porteur du projet, avoue quelques difficultés à l’allumage. Deux ans déjà que l’association sophipolitaine axée sur les technologies de l’information se démène pour faire aboutir son concept de «plate-forme télécom»

Antoine Perry
Un outil mutualisé permettant l’interconnexion de réseaux sans fil du futur soutenu par un large consortium d’entreprises (Orange Labs, Thalès Alenia Space, Altran, Teli RF Technologies, 3Roam, Udcast, Institut Eurécom, INRIA, PACA Mobile Center…) et d’ores et déjà labellisé par le Pôle de compétitivité SCS (solutions communicantes sécurisées). Mais il faudra faire avec la démission d’HP, pourtant impliquée dès la genèse de cet ambitieux projet, mais qui face à la crise préfère aujourd’hui réduire la voilure. Autre problématique: l’attribution de fréquences dédiées par l’autorité de régulation compétente (ARCEP) qui se fait attendre. Et sans licence expérimentale, point de salut pour nos nouveaux réseaux… Et donc point de plate-forme. Pour Olivier Bouillant, pilote de l’opération, «il est essentiel qu’un projet de cette envergure (30 M€ sur trois ans) et de cette complexité, technologique et partenariale, fasse l’objet de toutes nos attentions et de toute notre énergie pour aboutir dans les meilleures conditions possibles.» Pour Antoine Perry, président de Telecom Valley, «les 150.000€ déjà débloqués par l’association et les deux ans de travail effectués imposent de faire émerger cette plate-forme. Elle mérite de voir le jour. N’oublions pas l’objectif final : le développement de l’emploi grâce à la croissance de PME innovantes.»

Isabelle Auzias

(Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 8 janvier 2010)