Hôtellerie
Michel Tschann
Côte d'Azur
 

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Michel Tschann : «2010 sous de meilleurs auspices»
Le président du syndicat des hôteliers Nice Côte d’Azur se veut confiant, et affiche les bonnes résolutions de début d’année des professionnels

Michel Tschann Accélérer la démarche environnementale dans les hôtels, favoriser le développement de manifestations sportives et culturelles, prendre soin de la clientèle, et même s’immiscer dans l’accomplissement de grands projets structurants, comme la LGV, si 2009 n’a pas été une bonne année malgré un impact plutôt bien maîtrisé pour la Côte (-15% sur les 2, 3 et 5*, -25% sur les 4*), l’affluence à grande majorité italienne drainée par les fêtes a remis du baume au coeur des hôteliers. «Nous avons eu un bon réveillon de la Saint-Sylvestre, même si le temps n’était pas de la partie», précise Michel Tschann. «Et nous attendons une sensible reprise pour 2010. D’abord parce que c’est une année paire, et que les années paires sont toujours, d’expérience, plus favorables que les impaires, surtout dans le tourisme d’affaires. Ensuite parce que les grands événements sont au rendez-vous : un marathon qui monte en puissance, un Carnaval qui retrouve la place Masséna et qui, grâce au travail conjoint de la mairie et de l’Office de tourisme, a enfin résolu ses problèmes de stationnement des autocars, sur le quartier Auvare. Un MIPIM qui reprend de la vigueur.» Et si effort à fournir il y a, ce serait du côté de la communication: «nous ne profitons pas assez de grandes manifestations, comme C’est pas Classique, une belle initiative peu reconnue en dehors des Alpes-Maritimes, et c’est dommage. Même chose pour la promotion en général: la presse locale est toujours privilégiée, au détriment d’une communication plus nationale qui nous serait pourtant bien utile.» Autre récrimination : l’adaptation des établissements aux personnes handicapées: des mesures jugées trop contraignantes, trop onéreuses et pas assez rentables par les hôteliers : «en 2015, nous devrons tous être aux normes. Des normes qui nous imposent un quota de chambres équipées totalement aberrant, chambres que nous avons bien du mal –et c’est heureux- à rentabiliser, surtout dans les palaces.» Mais l’ombre au tableau reste l’Euro, qui continue à se renforcer par rapport aux autres monnaies. «C’est l’écueil principal. Nous ne sommes pas les seuls à avoir du soleil. Il faut rester compétitifs, et cela devient difficile.» La Côte mise donc sur la qualité et l’exception : «nous comptabilisons déjà 16 hôtels 5* sur les Alpes-Maritimes. Et Monaco va se mettre au diapason dès ce trimestre. C’est bien mieux qu’à Paris…» Mieux certes. Mais côté professionnels, on n’attend pas de franche embellie dans le secteur affaires. Le tourisme de loisirs, lui, pourrait bien sauver l’année.

Isabelle Auzias

(Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 8 janvier 2010)