Christian Estrosi
Nice
Développement durable
 

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Nice : Notre-Dame sauvée des eaux par l’Etat
Dans la course à la réhabilitation des quartiers anciens dégradés, Nice gagne un jackpot de 15 M€

Réunion-Estrosi Tiens, une mesure sans rapport avec le développement durable ?

Que nenni, il s’agit bien là «de moyens exceptionnels mobilisés par le gouvernement pour la réhabilitation des quartiers anciens dégradés dans le contexte du Grenelle de l’Environnement – ville durable». Sur les 25 demandes retenues par les services de Jean-Louis Borloo, 11 se positionnent sur un périmètre restreint, dont l’initiative niçoise sur le quartier centre autour de Notre-Dame. «Un périmètre stratégique» pour Christian Estrosi, qui jusqu’alors avait concentré sa politique sur des ensembles plus périphériques (Pasteur, Ariane, Moulins) pour un investissement prévisionnel global de 400 M€.

Re-belote aujourd’hui avec un périmètre Clémenceau-Comboul-Raiberti-Garnier-Gambetta grâce aux allocations nationales, qui devraient, par effet boule de neige (on dit «levier» en économie…) générer quelque 145,3 M€ de travaux pour un véritable «plan Orsec de reconquête sociale» selon les propos-mêmes du ministre-maire, qui n’hésite pas à rappeler que ses fonctions gouvernementales aident au quotidien à obtenir des résultats sonnants et trébuchants, comme sur cette opération, quitte à en choquer certains. Au programme de cette réhabilitation quinquennale d’envergure du centre ville, une action sur le domaine public bien sûr (entretien, rénovation, aménagements divers) mais aussi sur le parc de logements privé, qui se verra subventionner pour jouer la balle en collectif. Mais un avertissement sévère : les propriétaires et bailleurs qui ne respecteraient pas leurs engagements et traîneraient la patte pour lutter contre une insalubrité constatée se retrouveraient en très mauvaise posture, avec de fortes astreintes journalières à la clef. En ligne de mire, près de 200 meublés du quartier déjà repérés, dans le collimateur municipal depuis la polémique autour des marchands de sommeil peu scrupuleux. Un programme qui devrait en outre s’accompagner de mesures sociales, pour que l’habitat, ainsi assaini, rime avec une qualité de vie et de travail retrouvée dans ces quartiers jugés sensibles.

Isabelle Auzias

(Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 18 décembre 2009)