««« Retour share
journal n°738 - publié le 24/04/2014

Quand l’ISF a du cśur

Traditionnelle campagne de la Fondation Lenval auprčs des assujettis ŕ l’impôt sur la fortune, toujours en direction de la santé et du bien-ętre des enfants.

Une fois n’est pas coutume, c’est un médecin qui lance officiellement la promotion : le docteur Christian Richelme en appelle personnellement aux Azuréens les mieux nantis pour permettre à Lenval, via quelques subsides complémentaires venus du coeur, d’acquérir un matériel haute performance pour l’unité de neurochirurgie pédiatrique.

Et le spécialiste s’en explique: «nous sommes actuellement dépendants de Pasteur, avec une dérogation accordée en 2010 par l’ARS (Autorité régionale de la santé) pour effectuer des actes de neurochirurgie sur le site de Lenval en cas d’urgence.» Et si pour certaines pathologies (traumas crâniens, hydrocéphalie…), l’organisation est rodée, il n’en est pas de même pour d’autres diagnostics, comme les tumeurs cérébrales ou médullaires.

Deux options se présentent alors : Pasteur à Nice, dans des services qui ne sont pas adaptés aux plus jeunes, ou Marseille… «C’est ce que nous voulons éviter, l’autonomie est pour nous indispensable. Et elle est primordiale pour les enfants.»

 

Mais la technique a un prix : 1M€ pour équiper Lenval d’un matériel robotisé extrêmement performant, la somme est colossale (le budget annuel de l’établissement est de 1,5M€), mais la Fondation n’a pas l’habitude de baisser les bras. Et a toujours trouvé secours auprès des particuliers, généreux donateurs ou assujettis à l’ISF, avec une déduction de 75% sur une déclaration qui devient, par le geste, élan de solidarité.

 

Pour la sixième année, Lenval est dans les starting blocks. En 2013, la campagne avait abouti à l’installation d’EOS, radiographie verticale générant un minimum d’irradiations, particulièrement adaptée aux enfants. Un plateau technique étoffé, des compétences pointues, Lenval désormais seul à la barre pédiatrique pour la région niçoise et même un peu au delà doit poursuivre ses efforts pour rester au firmament des établissements pédiatriques. Chaque année, l'on traite ici 55.000 urgences et 15.000 hospitalisations. La santé des enfants n’a pas de prix. Mais grâce à Lenval, elle a un avenir…

 

 

 

 

Isabelle Auzias

 

 


Opération Mon ISF pour nos enfants – www.lenval.org