««« Retour share
journal n738 - publi le 24/04/2014

UPE 2014 : aux armes, entrepreneurs

Reboostes, les troupes d'Yvon Grosso. Patriotes de l'conomie relle, stratges de l'activit, esthtes de la statistique, du troufion au marchal d'empire industriel, il faut avancer pour faire gagner la France.

C'est un véritable plan de bataille qu'est venu livrer Yvon Grosso avec la force d'un virtuel bicorne. Et même si le QG de la grand-messe, prévu un temps au coeur de l'Allianz, s'est finalement recroquevillé à l'EDHEC, les troupes étaient bien au rendez-vous. Côté feuille de route, on ne parlera pas vraiment de révolution, plutôt «d'ajustements», dixit le général Grosso.

Mais quand même, petite surprise, aux traditionnelles commissions se sont acoquinés trois comités de réflexion dont l'un, France 2020, a étonné par le choix du pilote, Philippe Auroy, revenant de haut vol, dont la mission sera de «collecter des infos sur l'ensemble du territoire et au niveau national pour rassembler toutes les idées qui permettront de faire gagner la France». Fichtre !

Heureusement, Philippe Auroy voyage... Et pourra s'appuyer sur quelques pans de la littérature économique locale qu'il maîtrise, du Livre blanc de l'Industrie, commandé par le ministre Estrosi, à ses homologues études Sophia et Sophia Vision, un peu plus à l'ouest. Finalité : concocter "le livre des livres", une compil éclairée et éclairante made in UPE.

 

Autre pilier, autre ambiance : le comité de mobilisation s'occupera quant à lui de «rentrer dans le dur», comprenez apprendre à tirer partie des manifs, option gestion de crise(s). L'examen de passage de l'UPE en la matière, l'an dernier au défilé pro-Nouvelle ligne ferroviaire, était plutôt réussi.

Reste à confirmer, et un chef d'entreprise informé et formé en vaut au moins deux. Postiers, méfi ! L'UPE veille désormais au courrier des entreprises... Le troisième comité reste dans le traditionnel : baptisé Medef International, il rassemble CCI's (Nice et PACA) et Conseillers du commerce extérieur pour pousser les chefs d'entreprise à l'export, voie royale pour éviter le naufrage en ces temps incertains.

 

De l'opérationnel

 

«Une structure forte, un socle solide», c'est ainsi que le président Grosso définit les neuf commissions à l'ouvrage : on y traitera de la communication, pierre angulaire de l'UPE Attitude avec Sandrine Barnaud aux manettes, nouveaux adhérents et moral des troupes avec Laurence Chaleil, mandats à défendre bec et ongles avec Honoré Ghetti. Plus thématiques, le volet Affaires sociales sous la baguette de Jean-Luc Librati, ou Analyse éco & puissance publique by Eric Daufès, qui aura la lourde mission de concocter un précis PIB 06 rêvé par Yvon Grosso. Galop d'essai vraisemblablement pour septembre prochain, sur l'exemple monégasque cuisiné par l'IMSEE. Un diagnostic en quasi-instantané de la santé du département qui pourra ouvrir quelques pistes. On nous promet de VRAIS chiffres, c'est alléchant.

 

Retour aux autres commissions avec les indéboulonnables Georges Dao (développement économique durable) et Luigi Poma (emploi formation éducation), et cap sur la recherche, l'innovation et l'enseignement supérieur avec Laurent Londeix. Cédric Messina entre en piste à la commission Sports, santé et silver économie en lieu et place d'Anny Courtade, chaudement saluée mais absente des paddocks.

 

L'Union sacrée

 

L'heure n'est plus au combat individuel. Le président Grosso le rappelle, à l'échelon national, le manque de confiance dans l'actuel gouvernement a réussi l'impossible : faire parler d'une même voix la CCI France, le Medef et la CGPME. «On continuera à se bagarrer, avec encore plus de synergies, à notre niveau, avec notre CCI. La situation nécessite une mobilisation générale pour qu'ensemble, nous puissions repartir de l'avant. Chers patriotes de l'économie réelle, quelles que soient les promesses faites par nos politiques, restons vigilants. On ne lâchera rien !» Re-fichtre.

 

 

 

Isabelle Auzias

 

 




Gardarem lou CCI
              




Bernard Kleynhoff a mangé du lion. A la réforme nationale qui redéfinit l'impact (et l'existence) des Chambres de commerce et d'industrie, dans l'espoir de grignoter quelques budgets, il répond qu'il serait dangereux de priver les PME de l'expertise des forces consulaires, même s'il admet qu'une réduction du nombre des antennes locales est inéluctable. Surtout ailleurs.

 

Avec son statut métropolitain, la CCI Nice Côte d'Azur semble hors de danger quant à une éventuelle disparition de la carte. Mais on ne sait jamais... "En 2010, il y avait 182 Chambres en France, elles ne sont plus que 140 aujourd'hui. Il y a encore des départements qui comptent deux ou trois CCI, c'est inefficace."

 

Aussi le président Kleynhoff ne s'est-il pas fait que des amis dans les "petites" chambres provençales, prônant un ticket Nice-Marseille exclusif. Pour Nice, la menace est ailleurs : dans une potentielle tutelle du Conseil régional sur la CCI. Et là, ça grimace...