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journal n°737 - publié le 17/04/2014

Noiesis, le coworking privé ŕ la sophipolitaine

La technopole dispose enfin d’un lieu de coworking digne de ce nom.

Noesis. La pensée en grec ancien. Sorin et Sarah Marica y ont rajouté un i. Histoire d’introduire le concept d’internet dans le nom choisi pour le centre de coworking qu’ils viennent d’ouvrir à Sophia Antipolis.

«C’est aussi un clin d’œil, puisqu’il  y a déjà pas mal de patronymes grecs dans le secteur» plaisante Sorin Marica. Ce spécialiste du marketing web a souhaité «mettre à disposition des freelancers et des personnes qui démarrent un espace de services accessible et sans engagement».

 

Internet haut débit, espace de travail partagé, café à volonté,  salle de réunion et autres annexes, Noiesis et ses 160m² répondent au cahier des charges de l’espace coworking idéal. «Quand j’ai commencé à travailler à Sophia, je n’avais pas de bureau, se souvient Sorin Marica. Je rencontrais les clients dans un bar et je travaillais depuis chez moi. J’aurai aimé pourvoir m’appuyer sur ce genre d’endroit.»

Le centre peut recevoir jusqu’à 25 personnes, qu’elles soient membres nomades (20€ la journée) ou résidentes (300€ par mois).

 

Brassage de compétences

 

Tout un paradoxe. Alors qu’elle est à la pointe parmi les technopoles européennes, Sophia Antipolis manquait de ce genre d’espace de travail partagé. «L’important n’est pas d’être le premier. Même si nous étions dix structures comme celle-ci, nous ne serions pas assez pour répondre à la demande sur Sophia.» 

A la traîne dans ce domaine  les Français ? «On est très loin des USA et du Royaume-Uni» répond-t-il. C’est dommage car c’est un frein au développement économique des sociétés.»

 

Pour promouvoir le concept, Noiesis va lancer une web TV et instaurer deux journées portes-ouvertes par mois. Les responsables vont aussi stimuler échanges et convivialité -les raisons d’être du coworking- avec des petits-déjeuners entre membres.

Parmi les premiers inscrits, «tous les profils sont à portée de main». Encore un peu tôt pour des projets communs, mais Sorin Marica est persuadé que «ce lieu va influer sur la créativité de chacun et augmenter le chiffre d’affaires des sociétés.»

Un lieu de fertilisation croisée des compétences, concept cher à la technopole sophipolitaine et à son historique fondateur.

 

 

 

 


Pierre-Olivier Burdin

 

 


www.noiesis.fr