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journal n736 - publi le 10/04/2014

SCOP en stock

SCOP comme Socits Coopratives et Participatives. Un statut un peu part, qui rgit plus de 220 entreprises au niveau rgional pour 3.000 salaris.

Elles existent depuis un peu plus d’un siècle, se sont dotées d’une fédération nationale déclinée en régions grâce à leurs cotisations conjointes, qui les relaie sur le volet information, conseil, et pourquoi pas financement. Elles sont peut-être la solution face à la vague de départs en retraite des chefs d’entreprises sur la décennie à venir, et transmettre à ses collaborateurs devient une option crédible et concrète.

 

Leur obligation : être SA ou SARL détenues majoritairement par leurs salariés, impulsant une démarche coopérative et démocratique sur le principe 1 associé = 1 voie, avec un capital qui reste à disposition de l’entreprise. Une «réserve» qui permettra l’investissement ou un raccord de trésorerie. Petite particularité, c’est en temps de crise que les SCOP prospèrent, après guerre ou aujourd’hui, où elles fleurissent dans tous les secteurs d’activités, services, BTP, industrie.

Symbole en PACA : la SCOP du lamanage des ports de Marseille, société coopérative née en 1946, indispensable pour amarrer ou libérer les bateaux en transit, 24h/24, sept jours sur sept, une centaine de salariés sur le pont et aux commandes des 100% du capital qu’ils détiennent. Le PDG, élu par ses pairs, est parmi eux, et chacun assume sa part de responsabilité.

 

En 2013, 32 nouvelles SCOP ont été recensées en PACA pour 152 co-entrepreneurs : des créations à 60%, des transformations d’associations (25%), des transmissions d’entreprises saines (9%) ou en difficulté (6%), sur une moyenne de 10 salariés par entité. Ce qui fait pencher la balance vers ce statut pour Peggy Capdevielle, responsable de la fédération régionale ? «Le modèle est considéré comme un gage de pérennité : 82,5% à trois ans, contre 66% toutes entreprises confondues. Les SCOP se montrent plus solides que les entreprises non coopératives.»

 

Quelles sont donc les recettes de ce succès, où l’un des commandements fondamentaux est d’aider son patron en s’impliquant dans le quotidien de l’entreprise, pour en partager les résultats équitablement ? Deux belles Azuréennes témoignent.

 

 

Isabelle Auzias

 

 

 

RETROUVEZ NOTRE DOSSIER COMPLET DANS LE N°736 DE TRIBUNE BULLETIN COTE D'AZUR :

 

 

 

 

Dans la famille des SCOP, je voudrais la SCIC…

Une «aventure», une «autre façon de concevoir l’entreprise», de «pérenniser l’emploi et les savoir-faire.» Pour les SCIC, il y va aussi de l’intérêt collectif, bien au delà du fonctionnement interne.

 

> Claude Benassi : «beaucoup plus démocratique qu’une association»
Le directeur d’Hestia, société de services à la personne basée au Plan de Grasse, parle de valeurs idéologiques qui développent un modèle économique au service des gens en général, pas seulement au profit des actionnaires. Et ça change tout.

 

 

 

Quand la SCOP mène à tout

Et si la véritable entreprise se cachait derrière cet imagé acronyme ? Qui sont ces salariés qui fonctionnent en toute autonomie ?

 

> Bruno Perez : «L’idée de transmission me plaît»