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journal n736 - publi le 10/04/2014

Immobilier : enfin le printemps

Selon la FNAIM, le volume des transactions, mme sil est pour lheure quivalent aux chiffres de 2013, montre quelques signes encourageants. Frdric Pelou parle mme de frmissement.

Pas d’euphorie pour autant dans les rangs des professionnels azuréens de l’immobilier. «Nous restons dans la ligne des trois derniers trimestres, même si une petite accélération se fait sentir, en particulier sur Nice et sur le marché des primo-accédants», souligne Frédéric Pelou, président de la FNAIM Côte d’Azur.

Et il y a deux explications à cela : d’abord un marché atone qui finira bien par se dégripper, et qui accuse, sur certains biens, une baisse sensible du prix au mètre carré. Ensuite des taux d’emprunt historiquement bas, et qui ne le resteront pas : «rien qu’un point de plus, et la différence est significative sur le crédit, remarque Frédéric Pelou. Alors même si les prix sont élevés, les primo-accédants préfèrent acheter maintenant, pendant qu’ils le peuvent encore.» Autre paramètre : les difficultés rencontrées par le marché locatif privé, avec des bailleurs échaudés qui rechignent parfois à louer un bien, de peur d’être «squattés» par des locataires indélicats et mauvais payeurs.

 

Une tendance à confirmer

 

Ce qui explique ce volume de 5 à 10% de plus depuis décembre 2013 annoncé ce jour, «un chiffre qui concerne les compromis, et qui est donc un peu en avance sur les ventes réelles» précise le président Pelou.

«Alors oui, nous sommes optimistes, nous le sommes toujours. Mais la clientèle étrangère n’est pas vraiment revenue (hormis sur Menton où quelques Italiens se sont portés acquéreurs récemment, faisant du même coup baisser le stock disponible et monter les prix, un micro-marché qui reste anecdotique sur l’ensemble du département). Ce qu’il nous manque ? Du dynamisme sur le locatif, des programmes de logements neufs pour les familles. Et sans doute quelques incitations du côté privé pour éviter les mises en vacance de biens.»

Car sur un marché hyper-tendu comme celui des Alpes-Maritimes, elles représenteraient quelque 12.000 appartements potentiellement exploitables.

 

Oui au bail solidaire

 

Jean-François Buet, président national de la FNAIM en visite à Nice pour l’assemblée générale annuelle de l’antenne locale, n’en démord pas : les collectivités ont les cartes en main, et rien ne se fera sans leur assentiment.

«Le bail solidaire, j’y crois. Le propriétaire aujourd’hui a perdu toute confiance, les ventes au profit d’un investissement locatif dégringolent. Pour sortir de ce cercle infernal, il faut consentir à quelques efforts : comme baisser la fiscalité, sur les taxes foncières ou d’habitation, pour qui accepterait de remettre un bien sur le marché de la location à des loyers modérés. Nous travaillons avec le gouvernement, nous discutons avec le ministère, avec les parlementaires. Nous voulons rester force de proposition.»

Et il y en aura besoin, avec les 208 décrets d’applications qui s'annoncent autour de la loi ALUR…

 

 

 

 

 



Isabelle Auzias