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journal n734 - publi le 27/03/2014

Crowdfunding, la voie royale ?

La France connat une explosion du financement participatif. Un texte de loi devrait bientt rglementer cette pratique grce laquelle chacun peut devenir mcne ou banquier.

La nouvelle est tombée en février. La France souhaite accélérer l’essor du financement participatif. Baptisé crowdfunding par les Anglosaxons, cette pratique a permis de collecter 78M€ en 2013 dans l’Hexagone contre 27 en 2012. Un véritable boom pour ces souscriptions 2.0.

Qu’il réside sur le principe du don, du prêt ou de l’actionnariat, le crowdfunding poursuit sa percée malgré la crise. En quelques clics sur internet, les particuliers peuvent se muer en mécènes ou en banquiers.

 

Le financement participatif reste toutefois embryonnaire en France en comparaison du puissant modèle américain. Une poignée de sociétés seulement ont lancé leurs plateformes sur le web, avec des succès contrastés. My Major Company, Ulule, Spear ou Wiseed sont autant de startups à avoir saisi l’utilité de cette autre voie en pleine morosité économique. «Je suis persuadé que le financement participatif, englobé dans l’économie collaborative, va constituer demain un relais de croissance essentiel. Ce n’est pas pour rien si les banques ou la SNCF commencent à s’y intéresser» estime Guillaume Pépin de My Major Company.

 

L’Etat prévoit donc un texte de loi pour encadrer tout cela. Le gouvernement veut faire de la France une «république du crowdfunding» dans une période où les banques prêtent de moins en moins. Si la loi vise à assurer la sécurité des investissements effectués par le grand public, des craintes persistent. «Les risques encourus par les particuliers sont réels, tempère José Massol de Méditerranée Investissements. L’investissement dans des sociétés, ça reste une affaire de professionnels.»

 

 

Pierre-Olivier Burdin

 

Image : Fotolia © tashatuvango

 

 

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