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journal n°727 - publié le 06/02/2014

Me Catherine Becret-Christophe prend les rênes

Première cérémonie officielle -et conviviale- à domicile pour le nouveau Bâtonnier du Barreau de Grasse le 20 janvier.

Les Bâtonniers Roux, Faraud, Manouchian, Valiergue et Turrillo, plus quelques éminents confrères des barreaux voisins et amis: tous étaient là pour accueillir, autour de Me Becret-Christophe et du Conseil de l’Ordre, les 18 impétrants 2014, qui ont prêté serment le 8 janvier dernier devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence comme le veut l’usage.

L’occasion aussi pour Mme le Bâtonnier Becret-Christophe de remercier le conseil d’administration de la CARPA et le personnel de la dynamique Maison de l’Avocat grassoise. «A l’aube de cette nouvelle année, de nombreux bouleversements s’annoncent, certains se réaliseront, certains avorteront mais les débats ne manqueront pas d’être passionnants.»

 

L’objectif, à porter de concert entre Bâtonniers avisés : «que, par nos propositions, notre Justice tant décriée aujourd’hui soit embellie.» Et départ sur les chapeaux de roue, avec une Conférence régionale des Barreaux organisée dès le lendemain à Grasse. «Je fais le vœu qu’en cette nouvelle année, les réformes annoncées aient enfin lieu après consultation du Barreau. Mais attention, si réforme il doit y avoir, il ne sert à rien, sauf à blesser encore plus la Justice à laquelle nous contribuons tous, de faire de mauvaises réformes qui tournent court.» Ouverte allusion à la taxe de 35€ de contribution à l’aide juridictionnelle, vite mise en œuvre, vite décriée, vite oubliée…

Et déjà, une proposition s’impose pour remédier au financement amputé de la taxe précitée : «ne pourrions-nous pas gérer l’aide juridictionnelle en son entier ? Nous la finançons déjà en partie, puisque ce sont nos salariés qui gèrent la distribution de fonds. Alors pourquoi ne pas gérer l’admissibilité à cette AJ ? Une institution de notre profession est d’ailleurs toute trouvée, je pense à la Société de courtage des Barreaux.»

 

Les avocats grassois auront aussi leur mot à dire sur leur rôle dans toute introduction d’instance ou de requête devant les Tribunaux de commerce. Et d’en appeler aux troupes les plus fraîches : «chers jeunes confrères, vous l’avez compris, l’Ordre du Barreau de Grasse est la démonstration qu’un Barreau est une communauté de confrères indépendants mais qui restent tous solidaires dans la défense des valeurs éthiques.»

 

Solidaires aussi dans un certain art de faire la fête, qui s’est prolongée jusque fort tard dans la nuit en cette Maison de l’Avocat aux soudains accents disco.

 

 

 

 


Isabelle Auzias