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Vendredi 29 novembre 2013 l Tribune Bulletin Cte d¡¯Azur l
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oujours en partena-
riat serr¨¦ avec les deux
grands r¨¦seaux immo-
biliers FNAIM et UNIS,
c¡¯est l¡¯heure des grandes
manuvres pour le rendez-vous
azur¨¦en des syndics et conseils
syndicaux, alors que la profes-
sion entame sa mutation via la
loi ALUR, qui ne laisse pas que
des bonnes impressions sur le
terrain. Pas de quoi d¨¦moraliser
les 90 exposants, de l¡¯entretien
¨¤ la r¨¦novation en passant par
la s¨¦curit¨¦ incendie, les ascen-
seurs, et surtout les potentielles
¨¦conomies d¡¯¨¦nergie propres ¨¤
d¨¦graisser un peu les charges.
Ni m¨ºme les syndics, venus
en nombre redorer le blason
d¡¯un m¨¦tier pluriel qui a souf-
fert, ces derni¨¨res ann¨¦es, d¡¯un
certain d¨¦ficit d¡¯image. Et qui
pourtant restent les indispen-
sables maillons pour g¨¦rer avec
rigueur toute copropri¨¦t¨¦ bien
organis¨¦e. Ils ont enchan¨¦ de
multiples conf¨¦rences, en pri-
vil¨¦giant un seul mot d¡¯ordre :
l¡¯anticipation, que l¡¯on se place
ct¨¦ travaux ou ct¨¦ r¨¦formes et
bouleversements l¨¦gislatifs. En
privil¨¦giant aussi, dans leurs
d¨¦bats, l¡¯intervention de profes-
sionnels, architectes, experts-
comptables ou entreprises sp¨¦-
cialis¨¦es.
Car la copropri¨¦t¨¦ (250.000
lots dans les Alpes-Maritimes)
est aujourd¡¯hui loin des valeurs
collectives et partag¨¦es en bon
entendement d¡¯antan. Devant
l¡¯afflux de r¨¦glementations,
d¡¯usages et d¡¯abus individuels,
les conseils syndicaux b¨¦n¨¦-
voles, appuy¨¦s sur leurs syn-
dics, souffrent d¡¯un syndrome
d¡¯incompr¨¦hension notoire d¨¨s
qu¡¯arrive le temps des assem-
bl¨¦es g¨¦n¨¦rales. Ainsi est-il sou-
vent difficile de faire admettre
¨¤ l¡¯ensemble des copropri¨¦taires
que l¡¯audit pr¨¦alable aux travaux
(mais n¨¦anmoins payant) peut
¨ºtre synonyme de belles ¨¦cono-
mies. Et qu¡¯un suivi de chantier
pour le gros entretien (payant
itou) peut ¨¦viter bien des sur-
prises ¨¤ la livraison, surtout ¨¤
l¡¯aune d¡¯une grande transition
¨¦nerg¨¦tique o¨´ le renouvelable
est roi mais encore mal ma-
tris¨¦, dans des copros vieillis-
santes. A Nice, le week-end der-
nier, il aura donc beaucoup ¨¦t¨¦
question de conseil. Le syndic
aura lui-aussi sa part de res-
ponsabilit¨¦ dans l¡¯ouvrage : ¨¤ lui
d¡¯expliquer aux copropri¨¦taires
ses d¨¦marches, ses obligations
(et les leurs), ses honoraires et
les lois en vigueur ou ¨¤ venir.
Me Fr¨¦d¨¦ric Hentz a quant ¨¤
lui d¨¦taill¨¦ les risques encourus
par les mauvais payeurs et les
solutions qui peuvent ¨ºtre mises
en uvre par la copropri¨¦t¨¦,
jusqu¡¯¨¤ la vente aux ench¨¨res
du lot incrimin¨¦. En pr¨¦alable,
l¡¯importance d¡¯une souscrip-
tion d¡¯assurance juridique aura
¨¦t¨¦ rappel¨¦e. Les nouvelles
r¨¦glementations incendie, les
audits ¨¦nerg¨¦tiques, l¡¯entre-
tien des balcons ou les pistes
pour faire baisser les charges,
financements ¨¤ l¡¯appui, le pro-
gramme 2013 s¡¯est montr¨¦ riche
et copieux, dans une ambiance
particuli¨¨rement chaleureuse,
chaque stand contrant l¡¯aust¨¦-
rit¨¦ des sujets abord¨¦s par un
accueil plutt gourmand. Un
beau rendez-vous, mature et
g¨¦n¨¦reux, ¨¤ l¡¯image de ses visi-
teurs : peu de jeunes dans les
all¨¦es d¡¯Acropolis, signe ¨¦vident
qu¡¯¨ºtre membre d¡¯un conseil
syndical demande de l¡¯impli-
cation, de volont¨¦, et du temps
libre. Un peu dommage¡­
Actualit¨¦
Actualit¨¦
Tout savoir sur la copro
Pour ses 18 ans, le salon niois Solutions Copropri¨¦t¨¦s
s¡¯est m¨ºme offert quelques ¨¦lans militants.
T
ur le salon niois, Jean-
Andr¨¦ Martin, membre
du conseil de l¡¯UNIS
Nice Cte d¡¯Azur,
se
voit de loin, avec son badge
fluo au revers de la veste. Pour-
quoi ? C¡¯est un constat que
nous avons fait dans la profes-
sion, au niveau des nouvelles
dispositions qui sont en train
d¡¯¨ºtre prises par l¡¯Assembl¨¦e
nationale et le S¨¦nat quant ¨¤ la
loi ALUR : une loi o¨´ tout n¡¯est
pas critiquable, mais o¨´, sans
faire de la politique, un certain
nombre de points vont avoir pour
effet de modifier les rapports de
force entre syndics, propri¨¦taires
et locataires. Des amendements
et modifications multiples qui
vont engendrer, qu¡¯on le veuille
ou non, des d¨¦penses suppl¨¦men-
taires pour les usagers. Pour des
raisons purement ¨¦lectoralistes,
on n¡¯en parle pas aujourd¡¯hui¡­
On cherche ¨¤ contenter, sans dire
ce que cela va r¨¦ellement coter.
L¡¯immobilier, c¡¯est du long terme,
on n¡¯investit pas pour quelques
ann¨¦es, le minimum, c¡¯est une
vue ¨¤ 30 ans. Or malheureuse-
ment, les r¨¨gles changent tous les
deux ou trois ans. On sait aussi
que le parc public n¡¯est plus suf-
fisant pour couvrir les besoins
en logements, n¨¦cessairement
le priv¨¦ compl¨¨te, mais avec ces
mesurettes qui vont coter de
l¡¯argent, que l¡¯on arr¨ºtera donc,
mais qui tirent sur les propri¨¦-
taires, toujours, on d¨¦tourne les
potentiels acheteurs. Je connais
des propri¨¦taires qui pr¨¦f¨¨rent
payer la taxe sur les logements
vacants, ce qui revient moins
cher que de louer ¨¤ un mauvais
locataire¡­ Alors FNAIM et
UNIS, dans un bateau commun,
veulent souquer en rythme.
C¡¯est le seul moyen, en France,
d¡¯arriver ¨¤ ses fins. Nous disons
clairement : arr¨ºtons, il faut au
contraire inciter ¨¤ faire de l¡¯inves-
tissement locatif. Nous sommes
en train d¡¯assister ¨¤ une d¨¦r¨¦gu-
lation du march¨¦, avec des prix
qui vont augmenter puisqu¡¯on
ne trouvera plus de logements.
C¡¯est le ras-le-bol. Le seul moyen
de nous faire entendre, ce serait
de fermer nos cabinets, ou de ne
pas payer certains impts, mais
on ne le fera pas, pour ne pas
p¨¦naliser nos clients. Par contre,
nous sommes en train de r¨¦fl¨¦-
chir, tous ensemble, ¨¤ quelques
actions d¡¯envergure. Comme
envoyer ¨¤ tous nos clients un
descriptif clair et chiffr¨¦ de ce que
cette loi ALUR va leur coter. A
eux alors d¡¯interroger leurs d¨¦pu-
t¨¦s¡­ Le parlementaire, l'autre
bon moyen de relayer l¡¯info...
Isabelle Auzias
> Rester UNIS derri¨¨re les pros
Le syndicat partenaire affichait ouvertement ¨¤ Nice sa mission p¨¦dagogique.
S
Jean-Andr¨¦ Martin
Solucop ¨¤ Nice, ce sont des exposants, mais surtout des conseils.
Sur notre vid¨¦o, visite guid¨¦e avec Catherine Vaillant.
MERCREDI 11 DCEMBRE
VENEZ
MANIFESTER AVEC L¡¯UPE06
DEVANT LA PRFECTURE DES ALPES-MARITIMES
10 H, PARKING CHARLES EHRMANN
Le CHIFFRe
48%
C¡¯est le pourcentage de dirigeants en France
qui se d¨¦clarent pr¨ºts ¨¤ prendre des risques
(source barom¨¨tre SAGE Business Index 2013,
sondage sur 11.700 entreprises dans 17 pays),
et parmi eux, 62% sont persuad¨¦s qu¡¯il s¡¯agit l¨¤
de la seule approche pour garantir le succ¨¨s
¨¤ venir. Selon cette r¨¦cente enqu¨ºte, c¡¯est un
net regain d¡¯optimisme par rapport aux chiffres
2012, avec un indice de confiance qui remonte
¨¤ 55,16 points (+9,61 par rapport ¨¤ l¡¯an pass¨¦).
23% des patrons franais restent persuad¨¦s que
le premier handicap se niche dans les lourdeurs
administratives impos¨¦es par le l¨¦gislateur, 19%
rejetant le probl¨¨me sur les taux d¡¯imposition.
A 62%, les dirigeants attentent une r¨¦forme rapide
bas¨¦e sur une r¨¦elle simplifcation. Pour 43%
d¡¯entre eux, l¡¯Etat ne ferait pas les efforts n¨¦ces-
saires pour soutenir l¡¯activit¨¦ des PME, mais pour
73%, la faute revient plutt aux banques et au
manque de liquidit¨¦s accord¨¦es ¨¤ ces m¨ºmes
petites entreprises.
Le pRIX De La seMaINe
Les premiers Troph¨¦es Climat Energie ont
r¨¦compens¨¦ le 15 novembre dernier la CCI
Nice Cte d¡¯Azur pour son implication sur la
commune de Saint-Andr¨¦ de la Roche afin d¡¯y
optimiser l¡¯efficacit¨¦ ¨¦nerg¨¦tique, en particulier
sur l¡¯¨¦clairage public et priv¨¦ : identification des
consommations, ¨¦tudes et audits, les pr¨¦coni-
sations consulaires passent par un choix plus
judicieux des lampes utilis¨¦es (exit les 60W
traditionnelles et les halog¨¨nes, utilisation des
LED) et par la pose d¡¯¨¦conomiseurs d¡¯¨¦nergie.
Ont particip¨¦ ¨¤ ce programme quelques belles
enseignes marlapines, comme Resistex, Qualis-
teo, Augier, Ragni, Lumi¨¨re d¡¯Azur, Orsteel Light,
SAGI Maintenance ou SPIE. Le tandem CCI/
Saint-Andr¨¦ s¡¯est adjug¨¦ le prix Troph¨¦e Entre-
prises/Am¨¦nagement durable. 28 communes,
huit collectivit¨¦s et ¨¦tablissements publics, 25
entreprises et sept associations avaient candi-
dat¨¦ ¨¤ ces nouveaux Troph¨¦es calquant leurs
d¨¦sirs sur le Plan Climat Energie du 06, qui vise
¨¤ r¨¦duire de 20% les ¨¦missions de gaz ¨¤ effet de
serre sur le d¨¦partement, soit plus d¡¯une tonne
et demi de CO2.
La suRpRIse
C'est cet appel ¨¤ la manif lanc¨¦ par l'UPE 06 et
ses partenaires patronaux pour le 11 d¨¦cembre
prochain (voir ci-dessous). Les raisons de la
col¨¨re ? L'exasp¨¦ration croissante des chefs
d'entreprises devant les actuelles politiques
¨¦conomiques. Une exasp¨¦ration symbolis¨¦e par
ces cartons jaunes brandis de concert en guise
d'avertissement. Salari¨¦s accept¨¦s, et r¨¦cup¨¦ra-
tion politique probable.