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Vendredi 22 novembre 2013 l Tribune Bulletin Cte d¡¯Azur l
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¡¯une fid¨¦lit¨¦ absolue. A la
ville de Nice et au Palais
des Expos, o¨´ se sont
retrouv¨¦s quelque 130
exposants pour 10 jours, soute-
nus par une mezzanine occup¨¦e
par une soixantaine d¡¯artistes. Le
salon du Meuble et de la D¨¦co,
plus qu¡¯une tradition, un ren-
dez-vous anti-crise pour son pr¨¦-
sident Bernard Chaix : en ces
temps extr¨ºmement difficiles pour
nos professions et commerces,
participer au SADECA est un
engagement financier et humain,
mais qui permet de remplir un peu
les carnets de commandes, de pro-
poser des affaires ¨¤ nos visiteurs.
Nous nous sommes ouverts ¨¤ de
nouvelles marques, pour que cha-
cun y trouve le bon objet au bon
budget. Sur 18.000m d¡¯expo, la
temp¨¦rature s¡¯est montr¨¦e plutt
cl¨¦mente, au contraire de l¡¯¨¦di-
tion pr¨¦c¨¦dente o¨´ les caprices de
la m¨¦t¨¦o (et des gr¨¦vistes) avaient
jou¨¦ les mauvais augures. Plus de
25.000 visiteurs (3.000 de plus
qu¡¯en 2012), et une ¨¦quipe orga-
nisatrice qui vise r¨¦solument les
30.000 tickets ¨¤ br¨¨ve ¨¦ch¨¦ance.
Que la fr¨¦quentation augmente,
sur un salon haut de gamme
comme le SADECA, c¡¯est encou-
rageant, souligne le pr¨¦sident
Chaix. Bien sr, ct¨¦ purs actes
d¡¯achat, c¡¯est un peu dur, ¨¤ l¡¯image
de ce qui se passe dans nos maga-
sins. Mais la vitrine est belle, et
ici, une commande dans un stand
de d¨¦co s¡¯¨¦chelonne entre 1.500 et
2.000 sur la fourchette basse des
d¨¦penses. Sur un espace cuisine,
on a vu des prix s¡¯envoler jusqu¡¯¨¤
60.000¡­ M¨ºme si la plupart
des exposants s¡¯accordent ¨¤ dire
qu¡¯ils ne travaillent pas autant
qu¡¯ils le voudraient. L¡¯organisa-
tion, elle, compte plus que jamais
sur l¡¯attrait de la nouveaut¨¦ pour
donner un bon coup de jeune ¨¤
l¡¯¨¦v¨¦nement bientt quinqua-
g¨¦naire : il y a les artistes bien
sr, qui nous apportent une autre
client¨¨le. Et il y a les
nouvelles enseignes,
que nous choisissons
en priorit¨¦ dans le tissu local
pour ¨¦pauler notre ¨¦conomie de
proximit¨¦. Ainsi cette ann¨¦e le
salon ¨¦tait-il particuli¨¨rement
bien ¨¦quilibr¨¦ : 50% des stands
occup¨¦s par des autochtones, 50
autres par des marques venues
d¡¯un peu plus loin, r¨¦gion, pays
ou proches voisins transalpins.
La bonne alchimie pour Ber-
nard Chaix, qui referme les portes
de l¡¯¨¦dition 2013 avec le senti-
ment du devoir accompli envers
ses pairs.
Isabelle Auzias
ean Icart a eu bien raison de
chausser son bonnet rouge
pour cette s¨¦ance impromptue
du Conseil municipal de Nice,
le 15 novembre dernier. L¡¯atmos-
ph¨¨re fut lourde et les ¨¦clairs, au fond
des yeux, nombreux. Mise au d¨¦bat,
une unique d¨¦lib¨¦ration : autoriser
le maire ¨¤ ester en justice sans pr¨¦-
avis contre quiconque oserait ternir
l¡¯image de sa ville par des accusations
mensong¨¨res. Presse et opposition la
t¨ºte dans le m¨ºme sac, mains solide-
ment ligot¨¦es. Christian Estrosi en
appelle ¨¤ une attitude responsable
collective, dans un climat populaire
qu¡¯il qualifiera plusieurs fois d¡¯in-
surrectionnel. Jean Icart le premier
s¡¯¨¦tait jet¨¦ dans une longue bataille
des chiffres concernant l¡¯¨¦tat de la
dette communale et m¨¦tropolitaine.
Patrick Allemand avait enfonc¨¦ le
clou en scandant haut et fort Fils de
Nice, p¨¨re de la dette (seuls les assi-
dus lecteurs comprendront), formule
choc distribu¨¦e ¨¤ 65.000 exemplaires
par campagne de tracts interpos¨¦e.
Soyez prudent, M. Estrosi, continue
Patrick Allemand d'une voix plus
assur¨¦e qu'¨¤ l'ordinaire, la fronti¨¨re
entre le criticable et le condamnable
est mince... Et qui salit l'image de la
ville ? Celui qui creuse la dette ou celui
qui la d¨¦nonce ? Pour Robert Injey,
c'est tout simplement surr¨¦aliste.
Le leader des communistes niois
d¨¦nonce le fort potentiel anxiog¨¨ne
des d¨¦bats : on se croirait en temps
de guerre pour d¨¦busquer la cinqui¨¨me
colonne ! Le probl¨¨me avec les chiffres,
c'est que c'est une r¨¦alit¨¦, on a beau les
tordre dans tous les sens... Quelqu'un
dans les rangs murmure:
mais c'est Poutine! Et si
nous lancions une souscription popu-
laire pour nous permettre d'ouvrir nos
g... ? Changement d'aile, le match se
joue droite contre droite. Circulez,
y¡¯a rien ¨¤ d¨¦battre ? a me laisse¡­
pantois ! : sign¨¦ Benot Kandel,
l¡¯ex-garde rapproch¨¦, aujourd'hui
rel¨¦gu¨¦ au dernier rang du conseil
pour mauvaise conduite av¨¦r¨¦e. Une
judiciarisation du d¨¦bat d¨¦mocratique,
et cela au plus mauvais moment. (¡­)
De la censure. Tout individu a droit ¨¤
sa libert¨¦ d¡¯expression et d¡¯opinion.
Dans les trav¨¦es de l'opposition, pris
d¡¯un commun ¨¦lan, on cite Napol¨¦on
(en politique, une absurdit¨¦ n¡¯est
pas un obstacle), Voltaire ou Dide-
rot, tout en se plaignant de l'absence
de... Lumi¨¨res. Benot Kandel, ¨¤
l¡¯approche du scrutin, abandonne la
litt¨¦rature pour le ct¨¦ pragmatique
de la force et demande un vote ¨¤ bul-
letin secret. Et puis, subrepticement,
c¡¯est la mouche dans le lait : Olivier
Bettati, le jumeau b¨¦b¨¦ M¨¦decin, le
fid¨¨le du rang 1, le temp¨¦r¨¦, se l¨¨ve
avant le verdict des urnes et s¡¯en va
tel un prince¡­ Patrick Allemand
r¨¦clame sa procuration, histoire de
ne pas laisser s¡¯envoler une voix ¨¤
l¡¯heure o¨´ le mot d¨¦mission r¨¦sonne
de fauteuil en fauteuil, dans une
incr¨¦dulit¨¦ presque g¨¦n¨¦rale. Cerise
sur le gteau : la procuration est bien
l¨¤, et c¡¯est Benot Kandel qui la sort
du chapeau ! Insurrection, vous avez
dit insurrection, Monsieur Estrosi ?
Isabelle Auzias
Actualit¨¦
Actualit¨¦
Nice 2013-2014 : c'est l'insurrection !
Question de climat¡­ Les frimas sont en avance dans les rangs politiques,
¨¤ l¡¯approche des Municipales.
J
Le SADECA toujours tendance
malgr¨¦ ses 46 automnes
L'heure du bilan pour la salon du Meuble et de la D¨¦co. Et pour la fili¨¨re en g¨¦n¨¦ral.
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C'est fini pour Olivier Bettati au sein de l'¨¦quipe Estrosi. La rumeur allait
bon train depuis plusieurs semaines, et le public n'a pas ¨¦t¨¦ d¨¦u sur la
mani¨¨re... Vainqueur par KO sur un simple et silencieux d¨¦part...
Sur notre vid¨¦o, le best of des r¨¦actions apr¨¨s l'¨¦nonc¨¦ du rapport.
Sur notre vid¨¦o, l¡¯inauguration du SADECA saison 46 suivie
par les principaux acteurs politico-¨¦conomiques de la M¨¦tropole.
IMMOBILIER
La FNAIM a d¨¦m¨¦nag¨¦¡­
¡­ d¨¦but septembre, mais a officiellement inau-
gur¨¦ ses nouveaux locaux de Nice M¨¦ridia ce
21 novembre. Exit le centre-ville de Nice, bien-
venue dans le quartier de demain, au 36 avenue
Simone Veil (ex-bd Paul Montel prolong¨¦). Si la
superficie (325m) est identique ¨¤ celle du 6 rue
Lamartine, il n¡¯y a pas de comparaison possible
en termes de fonctionnalit¨¦ et surtout de lumi-
nosit¨¦. Notre volont¨¦ a ¨¦t¨¦ de nous rapprocher
de nos adh¨¦rents (700 cabinets dans le d¨¦parte-
ment) : avec cette situation g¨¦ographique, nous
sommes au maximum ¨¤ 30 minutes de chacun
d¡¯entre eux, justifie Fr¨¦d¨¦ric Pelou, pr¨¦sident
de la FNAIM Cte d¡¯Azur. Plus pratique pour
les sessions de formation et les r¨¦unions, avec
des stationnements gratuits ¨¤ proximit¨¦. On
me demande souvent s¡¯il y a encore de bonnes
affaires ¨¤ faire dans la r¨¦gion¡­ Nice M¨¦ridia
est un quartier en devenir, actuellement les prix
y sont relativement matris¨¦s. Nous, profession-
nels, avons fait le choix d¡¯acheter maintenant
parce que l¡¯on sait tr¨¨s bien que lorsque le
quartier se sera d¨¦velopp¨¦, d¡¯ici deux ou trois
ans, le prix au m¨¨tre carr¨¦ augmentera. Donc ¨¤
moyen terme, c¡¯est un bon placement. Un avis
d¡¯expert dont on peut supposer qu¡¯il est partag¨¦
par Jean-Franois Buet (pr¨¦sident national de
la FNAIM), le pr¨¦fet Colrat, Eric Ciotti, Christian
Estrosi ou encore Bernard Kleynhoff, convi¨¦s
pour cette inauguration.
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