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Vendredi 15 novembre 2013 l Tribune Bulletin Cte d¡¯Azur l
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Le Point,
E. Beretta et M. Leplongeon, 7/11/2013
- Au 36e dessous
"Du toit, on a une vue ¨¤ couper le souffle sur tout
Paris. Je vous y aurais bien emmen¨¦s, mais on y a
mis ¨¤ s¨¦cher les v¨ºtements de la journaliste d¨¦cou-
p¨¦e dont le buste a ¨¦t¨¦ d¨¦couvert dans une gaine
d'a¨¦ration. L'odeur est difficilement supportable",
s'excuse la jeune capitaine charg¨¦e d'organiser les
festivit¨¦s pour les 100 ans de la PJ parisienne (9
novembre - 8 d¨¦cembre). Ainsi va la vie au 36,
quai des Orf¨¨vres, dont Le Point a obtenu l'auto-
risation exceptionnelle de fouiller les entrailles.
Laissez-passer en main, nous voil¨¤ finalement
dans les combles du mythique btiment, face au
"s¨¦choir", un local exigu et mansard¨¦ o¨´ les pi¨¨ces
¨¤ conviction sont entrepos¨¦es avant d'¨ºtre trait¨¦es.
En attendant la prochaine livraison macabre, des
cintres esseul¨¦s pendent au-dessus d'un ¨¦vier
macul¨¦.
Sous le "s¨¦choir", on trouve les bureaux de la sec-
tion antiterroriste de la brigade de recherche et
d'intervention, le c¨¦l¨¨bre Antigang, de la Crim ou
encore de la brigade des stups, des services d'¨¦lite
qui inspirent sc¨¦naristes et ¨¦crivains. (...)
Jean-Paul Belmondo ¨¦tait venu saluer ces flics
qu'il a si souvent incarn¨¦s. Christian Flaesch,
le patron du "36", en a conserv¨¦ une photo
souvenir dans son bureau. Tous les matins, c'est
l¨¤ qu'¨¤ 9h30 il r¨¦unit ses adjoints pour faire
le point sur les affaires sensibles. Depuis six ans, il
dirige les 2.200 fonctionnaires de la PJ parisienne.
La plupart des grandes affaires politico-finan-
ci¨¨res (Tapie, Bettencourt) ne sont pas trait¨¦es au
si¨¨ge du "36", mais dans l'une de ses annexes, rue
du Chteau-des-Rentiers, dans le 13e arrondisse-
ment. S'il arrive que quelques patrons craquent
sous la pression, d'autres ne lchent rien et se
montrent aussi coriaces que des voyous. "On
s'¨¦tonne toujours d'en voir certains, apr¨¨s un inter-
rogatoire de quarante-huit heures, ressortir frais
comme s'ils venaient de prendre leur bain", soupire
un ancien commissaire de la brigade financi¨¨re.
La brigade de r¨¦pression du banditisme, charg¨¦e
des vols et braquages les plus spectaculaires, attire
elle-aussi les m¨¦dias.
Des nuits pass¨¦es sans voir leur famille. Des
heures ¨¤ ¨¦plucher des "fadettes" ou ¨¤ poireauter
dans le "sous-marin" (camionnette banalis¨¦e) : le
quotidien des poulets de la PJ n'est pas fait que de
souvenirs m¨¦morables. "Nous avions le syndrome
du coup de fil de 18 heures", relate Jean-Pierre
Colombi, ex-policier reconverti comme conseil-
ler technique pour la s¨¦rie t¨¦l¨¦vis¨¦e Engrenages.
Le moment o¨´ il fallait appeler sa femme parce
qu'une affaire venait de tomber et qu'on savait
qu'on ne serait jamais rentr¨¦ pour le dner. Alors,
entre les hommes d'une m¨ºme brigade, la tension
monte parfois, donnant du fil ¨¤ retordre ¨¤ la hi¨¦-
rarchie. "On ne commande pas les hommes, on vit
avec", rappelle Jo Querry, ex-patron des Stups. En
2017, tous les services se r¨¦uniront dans des locaux
ultramodernes en cours de construction dans le
quartier des Batignolles. L'adresse exacte n'est pas
encore connue, mais la PJ a d¨¦j¨¤ demand¨¦ que
l'entr¨¦e du btiment soit au n¡ã36...
- Trop discret
L'arbitre Pierre Estoup, 87 ans, a ¨¦t¨¦ de nouveau
entendu, lundi, par les magistrats dans le cadre
de l'affaire Tapie-Adidas. De nouveaux ¨¦l¨¦ments
sont apparus au cours de l'enqu¨ºte, notamment
la reconstitution de ses honoraires de consultant.
Selon les r¨¦v¨¦lations du Monde, Pierre Estoup
a engrang¨¦, entre 1997 et 2006, pas moins de
808.907 euros d'honoraires aupr¨¨s des avocats de
Bernard Tapie, Mes Lantourne et Chouraqui,
soit 42,38% de son chiffre d'affaires... Ses liens
d'argent n'ont pas ¨¦t¨¦ mentionn¨¦s par Pierre
Estoup au moment o¨´ il devient l'un des trois
arbitres de l'affaire Adidas en novembre 2007 et
signe une "d¨¦claration d'ind¨¦pendance". Les trois
juges d'instruction lui reprochent cette dissimu-
lation par omission qui lui a permis de participer
¨¤ un "simulacre d'arbitrage". D¨¦j¨¤ mis en examen
pour "escroquerie en bande organis¨¦e", Pierre
Estoup se voit reprocher un pr¨¦sum¨¦ "faux en
¨¦criture priv¨¦".
(...) En mars, la Cour de cassation a confirm¨¦
l'annulation par la Cour d'appel de Paris, en f¨¦vrier
2012, d'une sentence arbitrale datant de f¨¦vrier
2010 dans laquelle intervenaient Pierre Estoup,
comme juge-arbitre, et Me Lantourne, comme
avocat d'une partie. Dans ce litige, l'Etat du Came-
roun avait obtenu l'annulation pour d¨¦faut d'ind¨¦-
pendance de Pierre Estoup.
- Jerrican pour les gendarmes
Sur l'insistance de Manuel Valls, les gendarmes se
sont vu accorder un d¨¦gel de 111 millions d'euros.
"Les gendarmeries sont dans un tel ¨¦tat de d¨¦cr¨¦-
pitude qu'il fallait faire un geste, explique-t-on au
cabinet du ministre de l'Int¨¦rieur. En outre, les
cr¨¦dits devenaient peu ¨¤ peu insuffisants pour r¨¦gler
les factures de carburant des v¨¦hicules couvrant de
grandes zones g¨¦ographiques."
Le Figaro, J¨¦rme Sage, 5/11/2013
Des armes
qui font impression
Le ph¨¦nom¨¨ne n'a pas encore ¨¦t¨¦ signal¨¦ en
France par les autorit¨¦s, mais inqui¨¨te les polices
d'Europe, selon l'International New York Times.
Apr¨¨s avoir d¨¦clench¨¦ un intense d¨¦bat de soci¨¦t¨¦
aux tats-Unis, les armes "imprim¨¦es" sur des
imprimantes 3D -une machine qui, en d¨¦posant
des couches successives de mati¨¨re plastique, per-
met de cr¨¦er des objets ¨¤ partir de plans num¨¦ri-
s¨¦s- tracassent la police britannique.
"(...) On peut parler de tournant dans la lutte contre
le crime organis¨¦, notait l'inspecteur Chris Mos-
sop, inquiet de sa d¨¦couverte. Cela montre que les
bandes criminelles sont en train de s'approprier une
technologie qu'on trouve dans le commerce pour
fabriquer les armes de demain, qui, comme elles
sont en plastique, peuvent facilement tromper les
syst¨¨mes de d¨¦tection."
(...) Les autorit¨¦s am¨¦ricaines s'¨¦taient
inqui¨¦t¨¦es de la mise en libre circulation des
plans du "Liberator". Car l'arme, quoique rudi-
mentaire, pose de nombreux probl¨¨mes. En ¨¦tant
fabriqu¨¦e "¨¤ la maison", elle ¨¦chappe au moindre
contrle.
En plastique, ¨¤ l'exception de son aiguille de per-
cuteur -de la taille d'un simple clou- en m¨¦tal,
elle ¨¦chappe aux syst¨¨mes de d¨¦tection couram-
ment utilis¨¦s. Plusieurs solutions ont ¨¦t¨¦ imagi-
n¨¦es : imposer l'introduction dans l'arme d'une
masse m¨¦tallique la rendant rep¨¦rable, demander
aux fabricants d'imprimantes de rendre les logi-
ciels de pilotage de ces machines incapables de
reproduire certaines pi¨¨ces (comme les photoco-
pieurs et scanners qui sont ¨¦quip¨¦s pour ¨¦viter
la reproduction de billets de banque). Sans pour
autant r¨¦gler le probl¨¨me de mani¨¨re convain-
cante, puisque les plans de l'arme sont toujours
disponibles sur diff¨¦rents sites de partage de don-
n¨¦es.
Pour autant, le risque reste mesur¨¦, puisque le
"Liberator" (...) est loin d'¨ºtre fiable. La police aus-
tralienne a ainsi fait le test, qui d¨¦montre deux
choses. La premi¨¨re, que l'arme, ¨¤ bout portant
et malgr¨¦ son faible calibre, est l¨¦tale. L'autre,
qu'elle a de grandes chances de tomber en miettes
lors de son utilisation, aux risques et p¨¦rils du
tireur. (...) Mais les promoteurs de cette techno-
logie encore balbutiante pourraient exp¨¦rimenter
de nouveaux mat¨¦riaux, plus r¨¦sistants que les
plastiques actuellement disponibles, et de nou-
veaux plans pourraient bien apparatre, pour des
armes plus sophistiqu¨¦es...
L'Express, 6/11/2013
Exp¨¦rimentation
Il (est) le premier magistrat ¨¤ ¨ºtre renvoy¨¦ devant
le Conseil sup¨¦rieur de la magistrature (Csm) par
un justiciable -le journal Le Monde- depuis que la
loi l'autorise. Philippe Courroye, l'ex-procureur
de Nanterre devenu, ¨¤ la faveur du feuilleton
Bettencourt, le symbole du magistrat de la Sarko-
zie, est convoqu¨¦ les 14 et 15 novembre devant le
Csm. Objet du litige : la plainte d¨¦pos¨¦e par Le
Monde apr¨¨s que Courroye a requis, en septembre
2011, les facturations t¨¦l¨¦phoniques d¨¦taill¨¦es (les
"fadettes") de journalistes. En juin, la mise en exa-
men du magistrat, aujourd'hui avocat g¨¦n¨¦ral ¨¤
Paris, avait ¨¦t¨¦ annul¨¦e pour des questions de pro-
c¨¦dure. L'audience devant le Csm sera publique.
Parmi les sanctions possibles : blme, mise ¨¤ la
retraite d'office ou r¨¦vocation.
Revue de presse
Revue de presse
La semaine de Jean-Jacques Ninon www.ninon-avocats.com
Jean-Paul Belmondo
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Inscription par mail : j.j.g@neveu-charles-avocats.com
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