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Vendredi 4 octobre 2013 l Tribune Bulletin Cte d¡¯Azur l
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Actualit¨¦
Actualit¨¦
ais a n¡¯est pas tout : l¡¯ensemble de la
commune est concern¨¦. Car en trente
ans, La Gaude a vu sa population pas-
ser de 2.500 ¨¤ plus de 6.800 mes, sur un
territoire tr¨¨s ¨¦tendu. D¡¯un village rural isol¨¦, elle
est devenue une ville moyenne p¨¦riurbaine et ter-
tiaire. Les petits commerants ont d¨¦sert¨¦ le centre-
ville, au profit d¡¯espaces commerciaux qui se sont
agglom¨¦r¨¦s sur la zone des Nerti¨¨res, autour
d¡¯IBM. Un p¨¦rim¨¨tre qui cherche aujourd¡¯hui ¨¤
mieux s¡¯organiser, en offrant des surfaces com-
merciales suppl¨¦mentaires. Bref, le probl¨¨me de
La Gaude, c¡¯est la dispersion et le manque de lisi-
bilit¨¦ de son offre, d¡¯o¨´ un taux d¡¯¨¦vasion ¨¦lev¨¦,
estim¨¦ ¨¤ 23M. En gros, les Gaudois font leurs
courses ailleurs.
D¡¯o¨´ une volont¨¦ commune des d¨¦cideurs
locaux et acteurs du terrain de se donner les
moyens de dynamiser le tissu ¨¦conomique de
proximit¨¦, ce qui passe notamment par la mise
en place d¡¯un plan FISAC (Fonds d¡¯intervention
pour les services, l¡¯artisanat et le commerce) avec
pour objectif de structurer au mieux l¡¯offre com-
merciale et artisanale de la ville en lui assurant
une activit¨¦ ¨¦conomique p¨¦renne. D¨¨s 2011, la
municipalit¨¦, l¡¯association des entreprises et com-
merants gaudois et les chambres consulaires ont
sign¨¦ une convention de partenariat pour travailler
ensemble sur ce projet.
Une partie du plan FISAC concerne le village
en lui-m¨ºme : les commerces situ¨¦s en plein cur
de La Gaude ne g¨¦n¨¨rent pas assez de chiffre pour
survivre. Il est pr¨¦vu de les d¨¦localiser ¨¤ l¡¯entr¨¦e
du village, p¨¦rim¨¨tre beaucoup plus fr¨¦quent¨¦ et ¨¤
proximit¨¦ imm¨¦diate du parking : en m¨ºme temps
que les travaux de mise en accessibilit¨¦ de la mai-
rie, deux locaux commerciaux sont actuellement
en construction. Objectif : y installer d¨¦but 2014
une boulangerie-ptisserie et une boucherie-char-
cuterie-traiteur.
A noter que cette action, comme sept autres
¨¦galement en cours de r¨¦alisation, a ¨¦t¨¦ d¨¦marr¨¦e
¨¤ l¡¯initiative de la municipalit¨¦ et de l¡¯association
des commerants dans l¡¯attente de la subvention
de l¡¯Etat : le dossier de demande de subvention
pour la phase 1 du plan FISAC a ¨¦t¨¦ remis aux ser-
vices comp¨¦tents le 15 juin 2012. L¡¯arr¨ºt¨¦ attributif
permettant de d¨¦bloquer les fonds n¡¯a toujours pas
¨¦t¨¦ obtenu.
Lizza Paillier
La Gaude : y vivre, c¡¯est bien,
y faire ses courses, c¡¯est mieux
Et ce sera bientt possible, avec l¡¯ouverture prochaine de deux commerces de bouche ¨¤ l¡¯entr¨¦e du village.
M
our le march¨¦ de
la revente, nous
avons quelques
l¨¦gers motifs d¡¯op-
timisme, a nous change
des trois ou quatre
semestres pr¨¦c¨¦dents: le
pr¨¦sident Pelou a livr¨¦
ses chiffres, ¨¦paul¨¦ par
Cyril Messika pour cette
premier point d'¨¦tape
dans leurs tout nou-
veaux locaux.
Pour ce troisi¨¨me
trimestre, les prix fl¨¦-
chissent
de 2% sur
Nice, Antibes et Cannes,
en moyenne glissante sur un
an. Seule exception, Menton,
avec seulement -0,41%. Pas
de quoi s¡¯enflammer : 2%, a
n¡¯est pas une baisse, c¡¯est une
stagnation. L¡¯¨¦croulement des
prix tant attendu n¡¯a pas eu
lieu, et n¡¯arrivera pas. Mais
les pros locaux constatent tout
de m¨ºme une l¨¦g¨¨re reprise
de l¡¯activit¨¦, avec beaucoup de
visites ces temps-ci : les acqu¨¦-
reurs s¡¯impatientent, justement
parce qu¡¯ils ne voient toujours
pas cet effondrement des prix se
profiler. Du coup, ils se d¨¦cident
¨¤ acheter maintenant, avant que
les taux ne remontent. Peut-
¨ºtre aussi que davantage de
bien sont lib¨¦r¨¦s grce au nou-
veau r¨¦gime fiscal sur les plus-
values, entr¨¦ en vigueur le 1er
septembre, plus favorable aux
vendeurs.
Mais attention : en ce
moment, si l¡¯on ach¨¨te un bien,
c¡¯est pour l¡¯habiter. Avec la loi
ALUR, les investisseurs loca-
tifs ont quasiment disparu du
paysage. Car hormis le point
sur les chiffres, c¡¯est surtout le
texte de C¨¦cile Duflot que Fr¨¦-
d¨¦ric Pelou voulait commenter.
S¡¯il reconnat volontiers que
tout n¡¯est pas ¨¤ jeter dans la loi
ALUR, notamment en mati¨¨re
d¡¯urbanisme avec le haro sur
les recours abusifs, et la mise
en place de PLU ¨¤ l¡¯¨¦chelle
intercommunale, qui donne-
ront une vision d¡¯ensemble des
programmes immobiliers, ou
sur la r¨¦glementation de l¡¯acc¨¨s
et de la formation aux m¨¦tiers
d¡¯agent immobilier, de g¨¦rant
locatif et de syndic, Fr¨¦d¨¦ric
Pelou a en revanche dans le
collimateur les deux mesures-
phares de la loi : l¡¯encadre-
ment et la garantie universelle
des loyers. Rappelons que
dans chaque d¨¦partement, un
observatoire des loyers (dont
la FNAIM 06 s¡¯est retir¨¦e pour
montrer sa d¨¦sapprobation)
est charg¨¦ de calculer un loyer
m¨¦dian. La loi pr¨¦voit que les
propri¨¦taires ne pourront plus
louer ¨¤ un prix sup¨¦rieur ¨¤ 20%
au-dessus de ce loyer
m¨¦dian. C¡¯est une
aberration, surtout
dans notre d¨¦parte-
ment ! On ne peut
pas comparer le loyer
d¡¯un appartement
sur la Promenade
des Anglais ¨¤ celui
d¡¯un bien ¨¤ Contes
! Trop de disparit¨¦s
qui n¡¯incitent pas ¨¤
mettre son bien en
location. D¡¯autant
qu¡¯¨¤ l¡¯inverse, la loi
ALUR pr¨¦voit que le
loyer d¡¯un bien lou¨¦
plus de 30% sous
ce loyer m¨¦dian pourra ¨ºtre
r¨¦¨¦valu¨¦ en cours de bail et
augment¨¦ par le propri¨¦taire,
ce qui posera in¨¦vitablement
des probl¨¨mes aux locataires
aux revenus tr¨¨s modestes.
Un frein pour les investisseurs
d¡¯un ct¨¦, une menace pour les
locataires de l¡¯autre : cette loi
ALUR met encore plus dos ¨¤ dos
propri¨¦taires et locataires, c¡¯est
une erreur. La FNAIM n¡¯est pas
oppos¨¦e ¨¤ cette notion de loyer
m¨¦dian, mais pas par d¨¦par-
tement : il faut le calculer ¨¤
l¡¯¨¦chelle d¡¯un quartier, d¡¯une rue
m¨ºme.
Concernant la garantie
universelle des loyers, la
FNAIM estime qu¡¯elle cotera
bien plus cher que pr¨¦vu, et
risque de d¨¦responsabiliser le
locataire : pourquoi payer, alors
qu¡¯on est assur¨¦ ? La GUL ne
verra jamais le jour, m¨ºme si le
concept n¡¯est pas inint¨¦ressant,
c¡¯est une usine ¨¤ gaz.
Lizza Paillier
Immobilier :
vers un peu d¡¯optimisme ?
Un fl¨¦chissement infime des prix, et une activit¨¦ qui semble reprendre,
d¡¯apr¨¨s les chiffres du troisi¨¨me trimestre de la FNAIM Cte d¡¯Azur.
P
TOuRIsMe
Cagnes : un Eductour pour convaincre
C¡¯est une jolie brochette de responsables des Offices
de Tourisme du d¨¦partement et de professionnels
locaux, encadr¨¦s par les responsables cagnois et le
CRT, qui a visit¨¦ les am¨¦nagements les plus r¨¦cents.
Premi¨¨re ¨¦tape, le mus¨¦e Renoir et sa r¨¦habilitation
tr¨¨s r¨¦ussie, ayant transform¨¦ une demeure vieillie en
un mus¨¦e coh¨¦rent. La volont¨¦ de suivre le chemin
qu¡¯empruntaient famille et visiteurs du Matre, tout en
cr¨¦ant un accueil adapt¨¦, a modifi¨¦ le sens de visite.
D¨¦sormais, l¡¯entr¨¦e se fait par le bas de l¡¯oliveraie. S¡¯il
est pr¨¦vu une quinzaine de places de parking ¨¤ l¡¯int¨¦-
rieur et la possibilit¨¦ de quelques emplacements sur la
route, les cars devront laisser les touristes en bas d¡¯une
rue en grimpette avant d¡¯atteindre l¡¯entr¨¦e. On imagine
ais¨¦ment qu¡¯un bus d¡¯Am¨¦ricains ¨¤ 50% troisi¨¨me ge
risque un peu de rechigner.
Et encore plus pour la visite du chteau Grimaldi, le
car montant par la route passant devant le cimeti¨¨re et
stationnant sur la placette au-dessous du parking en
silo. Certes la place du chteau, l¨¤-aussi r¨¦am¨¦nag¨¦e
avec got, les terrasses uniformis¨¦es, le jeu de boules,
le jardin pour les enfants plaident pour un appr¨¦ciable
moment de s¨¦r¨¦nit¨¦¡­ bien m¨¦rit¨¦. Les am¨¦nagements
int¨¦rieurs du chteau restent modestes, mais la volont¨¦
de coh¨¦rence a l¨¤ aussi pr¨¦valu, avec une entr¨¦e ct¨¦
place, faade m¨¦di¨¦vale, et sortie par le grand escalier
de la partie XVIIe.
Incontestablement, l¡¯offre touristique de Cagnes s¡¯est
muscl¨¦e avec les r¨¦visions bien pens¨¦es de la prome-
nade, de l¡¯hippodrome jusqu¡¯au Cros, du mus¨¦e Renoir
et de la place du Chteau. Les visites guid¨¦es sont bien
cern¨¦es et vari¨¦es. Reste cette maudite accessibilit¨¦ ¨¤
am¨¦liorer. L¡¯usage ne peut que le souligner.
L.T.
Au bas de l'oliveraie, un sympathique bureau d'accueil
avec terrasse.
Visite de chantier le 24 septembre pour le maire Michel Meni
et le sous-pr¨¦fet de Grasse Rachid Bouabane-Schmitt.
Cyril Messika et Fr¨¦d¨¦ric Pelou, frachement install¨¦s
dans leurs nouveaux locaux de Nice M¨¦ridia
(voir notre vid¨¦o).